Comment s’installer au Canada : notre histoire – partie 7

60 jours avant la ligne d’arrivée. C’est le délai accordé pour rassembler les documents après avoir reçu une invitation du Canada. Le début de notre histoire ici
Je devais dresser un tableau de ma vie au cours des 10 dernières années :
✔️où j'ai travaillé
✔️à quelles adresses viviez-vous ?
✔️avec qui je suis apparenté et avec qui j'étais... hmm... proche.
Et fournir également :
✔️comptes bancaires
✔️certificat d'absence de casier judiciaire
✔️diplôme
✔️certificats d'examen
✔️examen médical complet et mon préféré
✔️indiquez les pays vers lesquels vous avez volé. Dans 10 ans.
Pas évident pour une hôtesse de l'air qui a passé plus de 3 000 heures dans le ciel.
Et constituez le même dossier pour votre mari et vos deux enfants. Et puis traduisez-le en anglais ou en français.
Au début, deux mois semblaient être une longue période... Mais à la fin, pendant les 60 jours, j'appelais constamment quelque part, je voyageais, je secouais quelqu'un. Et j’avais très peur qu’il n’y ait pas assez de temps.
Tout dans notre bureaucratie est imprévisible. Par exemple, le Canada exige un certain format pour un certificat, mais ici nous avons trois départements, chacun dans son propre « genre ». Loterie!
Ce n'est que grâce à la communication lors du « rendez-vous » des immigrés qu'il a été possible d'éviter des tracas inutiles.
Le 24 décembre, j'ai finalement expiré et appuyé sur le bouton « Envoyer ». Pour la nouvelle année - sans « queues », hourra !
Cependant, je vérifiais le système chaque jour pour voir s'il y avait des nouvelles. Beaucoup sont rejetés dès le premier mois précisément à cause d’erreurs dans les documents. Et c’est souvent la faute des agences de traduction, qui gaspillent de l’argent et font des fautes de frappe dans les noms, numéros et adresses.
Je connais un cas où un traducteur a indiqué une date erronée sur un certificat d'absence de casier judiciaire - et celui-ci s'est avéré « périmé ». L’agent n’a même pas regardé l’original, qui était en règle, et l’a immédiatement déplié.
À la mi-janvier, nous avons reçu une demande de données biométriques – nous avons franchi la première étape.
Début mars, j'ai moi-même appelé au Canada : on m'a dit que mes documents étaient en cours de traitement. Et ensuite, vous connaissez la suite. Nous sommes entrés en confinement, et les agents canadiens n'étaient probablement pas non plus pressés de se remettre au travail…
Mais si auparavant le sujet du déménagement occupait toutes mes pensées, maintenant je me suis en quelque sorte détendu et j'essaie au moins de profiter d'aujourd'hui.
Pour une raison quelconque, tout cela est nécessaire. Ce qui est à nous ne nous quittera pas, et ce qui est parti ne nous appartenait pas. A suivre....