Comment s’installer au Canada : notre histoire – Partie 5

Donc, à propos du signe d'en haut. Partie précédente sur lien
Plus d'une semaine s'est écoulée depuis IELTS. J'ai commencé à préparer la reprise et j'ai parcouru Internet à la recherche de quelque chose d'utile, mais sans enthousiasme.
Et puis, à travers un article, je vais sur un site canadien et je vois « Laissez votre numéro et je vous conseillerai gratuitement ».
Je m'en méfie. Pourquoi tout à coup un cadeau, puisqu'une telle aide coûte cher ? Mais pour une raison quelconque, j'écris mon numéro de téléphone dans la fenêtre.
On s'appelle le soir. L'homme s'enquiert de la situation et dit aussitôt : "Pourquoi reprends-tu l'anglais ? Tu es francophone ! Tu devrais aussi déclarer le français comme langue maternelle !"
Vous savez, je ne pouvais pas me débarrasser du sentiment que pendant tout ce temps je sautais de pierre en pierre, essayant de déplacer d'énormes rochers et gaspillant une force folle. Et puis une phrase a immédiatement balayé ces décombres et je vois à nouveau une route droite et absolument correcte.
Ce parfait inconnu m’a simplement permis de regarder là où je ne pouvais pas regarder auparavant.
J'ai immédiatement ouvert le programme de notation et j'ai réalisé qu'à niveau de langue égal, le français donne d'abord jusqu'à 15 points de plus. Les Canadiens aiment les francophones! Et c'est mon bonus géant. ⠀
Le TCF le plus proche se trouve à Saint-Pétersbourg - en novembre. Mon mari suggère d'aller à Moscou - il y a deux centres là-bas et ils acceptent le TEF chaque mois.
Du coup, le premier centre reste silencieux, et le second répond qu'il n'y a de places que pour octobre. J’en doute, j’attends, peut-être, eh bien, il n’ira nulle part. Au final, je décide de payer littéralement une seconde avant de recevoir une lettre des premiers avec une invitation pour septembre. Le deuxième signe est d’arrêter de réfléchir ! Il reste peu de temps, TEF est un format complètement différent et coûte plus cher. Mais réalisant que l'attente coûte encore plus cher, je rassemble toutes mes forces et me prépare du matin au soir.
Et à la lumière des circonstances révélées, une telle confiance en moi m'envahit que je réussis l'examen avec deux points de plus que nécessaire.
Et il ne reste plus qu'à venir récupérer l'attestation avec les résultats. Soudain, je commence à hésiter et à trouver cent raisons de ne pas le faire.
Ai-je besoin de ces résultats et de ce Canada en général ?
Où de telles pensées me sont venues à l'esprit, je vous le dirai dans la prochaine fois.