Comment s’installer au Canada : notre histoire – partie 6

Quand j’ai reçu le message m’annonçant que mon attestation était prête, j’ai saisi mes résultats dans le calculateur de points. J’obtenais pas moins de 20 points de plus que nécessaire. Lisez le début de notre histoire ici.
Ainsi, la dernière étape consiste à s'inscrire dans le système Express entry et à attendre l'échantillon. Mais j'ai soudain eu l'impression d'avoir déjà franchi la ligne d'arrivée. J'avais tout donné, prouvé à moi-même et au monde que j'en étais capable, et… perdu tout intérêt.
Selon le plan, il fallait subir un examen médical, payer le dossier, récupérer des documents, et je me suis protégé de tout cela.
Une vidéo est apparue quelque part sur YouTube avec des arguments selon lesquels le Canada est très loin, cher et que les gens n'en reviennent généralement pas. Et il est temps pour moi de parler de nos projets à mes parents.
Mais comme pour fuir les sujets vraiment importants, j'ai soudainement commencé à étudier les possibilités d'immigration en Europe au lieu de m'inscrire dans le système canadien...
Il a fallu une semaine pour que quelqu'un me sorte de cet état. L'examinatrice m'a appelée et m'a dit d'un ton sévère qu'elle en avait assez de m'écrire et que je devais venir chercher mon certificat.
Je ne me souvenais pas d'avoir reçu de messages d'elle, alors j'ai ouvert mon dossier de courriels indésirables. Cinq messages… Pourquoi des courriels provenant d'une adresse déjà connue s'y étaient retrouvés reste un mystère pour moi.
J'ai dû commander la livraison du certificat par coursier. Le Canada fait des échantillons toutes les deux semaines le mercredi, je viens de réussir à m'inscrire pour le prochain. On dirait même qu'il y a une ambiance...
Mais ensuite l'univers décide de nous jouer des tours et moi - un excellent étudiant, un athlète, un membre du Komsomol - je ne fais pas partie de cet échantillon. Tous les six mois, ils identifient des candidats pour un autre programme et cela s'est avéré être exactement le cas.
Encore 2 semaines. Au cours des derniers mois, je me suis habitué à un rythme constamment chargé. Et maintenant, je devais juste m'asseoir et attendre... C'était insupportable.
Mais dans l'échantillon suivant, avec moi, il y a ces deux personnes avec qui nous sommes devenus amis en prenant nos premiers cours de français. C’est un véritable cadeau, car le soutien est plus que jamais important sur la ligne d’arrivée.
Ensuite, nous avons dû collecter des documents. Je vais te dire ce que ça m'a coûté la prochaine fois.
Mais de cette partie de l'histoire, j'ai tiré la conclusion principale : il est parfois logique d'attendre et de considérer les problèmes comme de bon augure. Même si personnellement, je déteste attendre, n’est-ce pas ?